Le cloud computing

Par le 19/04/2018 0 81 Views

Le cloud computing, ou l’informatique en nuage consiste à exploiter la puissance de calcul ou de stockage de serveurs informatiques distants par l’intermédiaire d’un réseau, généralement Internet. Vous trouvez cette définition beaucoup trop complexe? Alors, faisons simple.

Sur votre ordinateur, quand vous regardez un film en streaming sur Netflix ou une vidéo sur YouTube, vous avez juste besoin d’un navigateur et d’une connexion internet. L’ensemble des films est hébergé chez Netflix (sur les serveurs de Netflix) et c’est ce catalogue qui est mis à votre disposition sous forme de service en contrepartie d’un abonnement. On dit d’un service qu’il est dans le cloud quand les moyens de production dudit service sont hébergés chez le fournisseur cloud. Le cloud est donc un modèle qui permet de consommer des ressources informatiques (puissance de calcul, serveurs, espace de stockage, etc) en tant que services sans en posséder l’infrastructure technique sous forme d’utilité un peu comme l’eau ou l’électricité. Ces services sont disponibles et accessibles via internet.

Ensemble d’équipements physiques pouvant stocker tous les films de Netflix par exemple

Le cloud  a quatre (4) caractéristiques essentielles:

  • Service à la demande: Le client doit pouvoir faire la demande de n’importe quel type de ressource à n’importe quel moment
  • Service mesurable: Le client et le fournisseur doivent pouvoir mesurer l’usage qui est fait des ressources
  • Mutualisation: L’hébergeur cloud a à sa disposition d’énormes ressources informatiques et ces ressources sont partagés entre l’ensemble des clients en fonction de la demande
  • L’élasticité: Capacité de l’hébergeur à allouer dynamiquement des ressources en fonction des besoins

 

TYPES DE SERVICES PROPOSES PAR LE CLOUD COMPUTING

On distingue généralement trois types de service proposés par le cloud computing:

IAAS (infrastructure as a service ou infrastructure en tant que service en français)

C’est le service de plus bas niveau qui  offre à l’utilisateur un accès à un parc informatique virtualisé, des machines virtuelles sur lesquelles le client peut installer un système d’exploitation et des applications. Le client est ainsi dispensé de l’achat de matériel informatique. Ce service s’apparente aux services d’hébergement classiques des centres de traitement de données, et la tendance est en faveur de services de plus haut niveau, qui font davantage abstraction de détails techniques.

PAAS (platform as a service ou plate-forme en tant que service en français)

Situé juste au-dessus du précédent, le système d’exploitation et les outils d’infrastructure sont sous la responsabilité du fournisseur. Le consommateur a le contrôle des applications et peut ajouter ses propres outils. La situation est analogue à celle de l’hébergement Web, où le consommateur loue l’exploitation de serveurs sur lesquels les outils nécessaires sont préalablement placés et contrôlés par le fournisseur. La différence étant que les systèmes sont mutualisés et offrent une grande élasticité – capacité de s’adapter automatiquement à la demande, alors que, dans une offre classique d’hébergement Web, l’adaptation fait suite à une demande formelle du consommateur.

SAAS (Software As A Service ou logiciel en tant que service en français)

Dans ce type de service, des applications sont mises à la disposition des consommateurs. Les applications peuvent être manipulées à l’aide d’un navigateur Web ou installées de façon locative sur un PC, et le consommateur n’a pas à se soucier d’effectuer des mises à jour, d’ajouter des patches de sécurité et d’assurer la disponibilité du service. Gmail est un exemple de tel service. Il offre au consommateur un service de courrier électronique, et le consommateur n’a pas à se soucier de la manière dont le service est fourni. Autre exemple, Office 365 propose un ensemble de services en abonnement dont la suite logicielle Office, qui se met automatiquement à jour, l’utilisateur ne se soucie pas de racheter un nouveau logiciel ou de le mettre à jour. On parle ici de location de services hébergés par Microsoft.

MODES DE DÉPLOIEMENT OU TYPOLOGIES CLOUD COMPUTING

Le Cloud Computing est une solution qui fournit un espace dans lequel il est possible de placer virtuellement des infrastructures serveur ou réseau, des plateformes de développement ou d’exécution etc , il existe différentes typologies du Cloud :

Le Cloud privé est la typologie de Cloud la plus répandue. Ce dernier peut se déployer sous deux formes distinctes :

  • Cloud privé interne : hébergé par l’entreprise elle-même, parfois partagé ou mutualisé en mode privatif avec les filiales.
  • Cloud privé externe : hébergé chez un tiers, il est entièrement dédié à l’entreprise et accessible via des réseaux sécurisés de type VPN.

Le Cloud public est accessible par Internet et géré par un prestataire externe. Il est ouverte au public ou à de grands groupes industriels. Cette infrastructure est possédée par une organisation qui vend des services Cloud. C’est le cas le plus courant.

Le Cloud hybride ou mixte associe l’utilisation, pour une même entreprise, d’un Cloud privé et d’un Cloud public. Ces infrastructures sont liées entre elles par la même technologie qui autorise la portabilité des applications et des données.

Le Cloud communautaire comme son nom l’indique, est utilisé par plusieurs organisations qui ont des besoins communs. Le Cloud communautaire peut héberger une application métier très spécialisée, mais commune à plusieurs entités, qui décident de fédérer leurs efforts en construisant un cloud pour l’héberger et la gérer. Ce type de cloud est donc plutôt dédié à une communauté professionnelle spécifique incluant partenaires, sous-traitants… pour travailler de manière collaborative sur un même projet ou cloud gouvernemental dédié aux institutions étatiques.

Cédric SANT-ANNA

Quand ça concerne les médias sociaux, les technologies nouvelles et surtout l'intelligence artificielle, alors ça m'intéresse. Je suis de ceux qui restent admiratifs devant un nouveau gadget mais qui émettent tout de même une réserve en ce qui concerne l'utilisation qui peut en être faite. Hugh Montefiore le résume si bien quand il dit que “la technologie peut être utilisée pour le meilleur ou le pire. Elle a transformé notre manière de vivre.”