Catégories
Blog Santé Société

De l’eau glacée au cours des repas : un plaisir sans conséquences

L’eau c’est la vie…!  Vous avez certainement déjà entendu cette maxime au moins une fois au cours de votre vie. Et ce pour la simple raison qu’aucune vie ne serait possible sur terre si cette matière n’existait pas du fait que sa présence entre en ligne de compte dans la  réalisation de nombreux processus biologiques . L’importance de l’eau pour les organismes vivants  particulièrement humains n’étant plus à démontrer, quels sont les moments privilégiés pour se désaltérer ? Quand Boire de l’eau ,et plus spécifiquement de l’eau glacée ? La température de l’eau  influe -t- elle sur certaines fonctions de notre corps ,en l’occurrence la digestion ? On répond à ses questions pour vous. Alors étanchez votre soif en notre compagnie.

Le corps humain est rempli d’eau. Saviez-vous que l’organisme d’un adulte est composé à 70 % d’eau et que celui d’un bébé en contient 80%? Une carence en eau peut entrainer différents maux et problèmes. En effet, une simple réduction de 2% d’eau dans le corps diminue de 20% vos capacités physiques et intellectuelles. Aussi, de simples migraines, maux de tête et vertiges peuvent être la manifestation désagréable d’une déshydratation. Une carence en eau peut également provoquer des crampes, des tendinites ou de l’arthrite.

L’eau joue également un rôle primordial dans le bon fonctionnement du transit intestinal et donc de la diminution de la constipation. Boire de l’eau , c’est entretenir le bon fonctionnement cellulaire. C’est permettre aux cellules d’absorber les nutriments fournis par l’alimentation et d’évacuer les déchets résultants du métabolisme. Ainsi, une alimentation équilibrée est indissociable d’une bonne hydratation.

Les besoins en eau de l’organisme humain étant avérés ,quels sont alors les moments propices pour s’abreuver?

Une question importante d’autant plus qu’il existe plusieurs préconisations sur ce point.

Ainsi certains spécialistes recommandent de boire de l’eau à jeun ou avant les repas, d’autres ne trouvent aucun inconvénient à ce que l’hydratation se fasse au cours du repas ou même après le repas. De ce fait , les avantages liées au moment idoine pour se désaltérer, que ce soit à jeun , avant le repas ou après le repas, ont été énumérées ci-dessous :

A jeun :

  • Boire un ou deux verres d’eau à jeun est idéal pour éliminer les toxines et toutes les substances dont le corps n’a pas besoin. Grâce à cela, l’eau participe à la prévention de certaines maladies et à l’activation du métabolisme pour le reste de la journée,
  • durant la nuit, l’organisme répare et renouvelle ses cellules.Pour cette raison, boire un verre d’eau à jeun est très bénéfique, car il aidera votre organisme à se libérer des toxines à travers l’urine,
  • boire un verre d’eau, ou plus, à jeun, aide aussi à minimiser les effets néfastes de certaines substances comme l’alcool, le tabac, la pollution, ou encore la malbouffe,
  • l’eau est aussi la meilleure de vos alliés pour le bien-être de votre peau et de votre santé. Aussi, prenez souvent deux verres d’eau à jeun pour aider à maintenir l’élasticité de votre peau et retarder l’apparition des premières rides,
  • boire de l’eau le matin protège et hydrate les organes vitaux, en même temps qu’elle assure leur bon fonctionnement,
  • boire deux à trois verres d’eau est aussi idéal pour perdre du poids. Cela vous aidera à éliminer les toxines et puisque l’eau, comme dit plus haut, active le métabolisme, elle vous aidera à brûler plus de calories,
  • boire de l’eau tous les matins vous aidera à avoir un bon fonctionnement du système lymphatique, du système immunitaire, du transit intestinal, et à contrôler votre taux de cortisol, vous assurant ainsi une bonne santé en général.

Avant le repas :

En matière de régime, les solutions les plus simples sont parfois les meilleures. Des chercheurs anglais de l’université de Birmingham ont montré que boire de l’eau avant de manger aide à perdre du poids pendant un régime. Ainsi, boire de l’eau avant le repas accélérerait la sensation de satiété, en provoquant la distension de l’estomac. L’eau agit alors comme un coupe-faim, elle remplit l’estomac avant le repas et réduit l’appétit.De ce état de chose, boire de l’eau avant le repas serait idéal pour toute personne désireuse de perdre un peu de poids.

Au cours du repas :

Certaines croyances populaires mettent en avant le fait qu’il est déconseillé de boire en mangeant, voir même 30 min avant et après le repas. Or, aucune étude scientifique n’a prouvé cet état de fait. Il a été démontré que boire de l’eau pendant le repas n’avait aucun effet négatif sur la digestion. Au contraire, la consommation d’eau serait utile à la fonction car elle permet de rendre le bol alimentaire moins solide et facilite son contact avec les sucs gastriques et enzymes.

Après le repas :

L’eau chaude peut être prise en fin de repas, elle va aider à décomposer les aliments et favoriser la digestion. Presser du citron dans son mug d’eau chaude peut également aider à la perte de ventre.

Eau Glacée déconseillée pour la santé
image: Top Astuces

Boire de l’eau glacée au cours des repas : quelles sont les incidences sur la digestion ?

La digestion est un moment indispensable pour ne pas regretter un délicieux repas. Certains aliments facilitent la digestion tandis que d’autres la ralentissent. C’est le cas de l’eau glacée ou de tout autre aliment trop froid.

Bon nombre de personnes ont l’habitude de terminer leur repas par un bon verre d’eau très froide. Voilà une de ces habitudes qui peuvent être néfastes pour la santé. Il est peut-être exagéré de dire qu’il y a un vrai danger mais cela peut grandement contribuer à empêcher la digestion. Même s’il n’y a pas de preuves scientifiques de la chose, c’est le bon sens qui dicte de ne pas conserver cette habitude car un estomac bien chargé en graisses par un repas festif aura plus de difficultés à digérer l’ensemble des aliments ingurgités avant.

Parmi les aliments les plus difficiles à digérer par l’organisme, il y a bien sûr les aliments gras. Ajouter un liquide glacé par-dessus aura tendance à solidifier les graisses dans l’estomac lorsqu’elles rentrent en contact avec le froid. En effet, en plus d’entraver la digestion des nutriments, l’eau froide solidifie les graisses ingérées, ce qui ralentit leur digestion et favorise leur stockage et la prise de poids. La digestion ainsi retardée serait à la base d’une fatigue importante, laissant une large place aux microbes et autres virus.

La consommation d’eau froide doit également être modérée tout au long du repas. Elle peut être à l’origine des migraines et des maux de têtes qui surgissent au moment de la digestion. La douleur peut dans certains cas précis se prolonger même après avoir consommé de l’eau froide. L’estomac humain est conçu pour digérer les aliments ingérés une température similaire à celle de notre corps. Gérer les différences de température est un travail à temps plein pour lui, pendant lequel il ne peut plus faire son travail normal de digestion.

L’eau simple est source de vie
image: l’Express

En dehors des repas, l’eau glacée a pour effet de provoquer un rétrécissement des vaisseaux sanguins ce qui entrave l’absorption des nutriments et perturbe le transit intestinal. Il en résulte une stagnation et un ralentissement digestif avec pour conséquence des ballonnements et de la constipation.

Il est donc totalement déconseillé de consommer des aliments trop froids après un repas chaud car leur consommation est tout simplement synonyme de travail complémentaire pour l’ organisme. Pour rappel, il est important de savoir que l’eau glacée n’est pas aussi hydratante que l’eau tiède. En effet, votre corps bénéficiera moins de ses vertus. Ajoutez à cela son action sur les vaisseaux sanguins et le compte est bon.

 

Sources

Voici ce qui se passe quand vous buvez de l’eau sur un estomac vide

https://www.guideastuces.com/A13565-Pourquoi-faut-il-arreter-de-boire-de-l-eau-glacee

https://www.jeclicnaturel.be/blog-vitalite/111-bienfaits-boire-eau

Boire de l’eau chaude : bienfaits sur notre corps prouvés scientifiquement

Attention boire de l’eau glacée après un repas chaud est dangereux : Voici les conséquences…

https://digestion.ooreka.fr/astuce/voir/249105/boire-froid-en-mangeant-permis-deconseille-ou-sans-effet

Catégories
Blog Santé Société

Obésité : problème esthétique ou maladie ?

L’obésité depuis toujours a été un fléau sanitaire pour les humains. L’être très tôt ou très tard reste toujours un handicap pour la victime. L’obésité trop considérée comme un état physique sous-coté, n’est qu’une partie visible de l’Iceberg. Découvrez dans cet article les dessous d’un état physique qui cache beaucoup de maladies.

Suis-je obèse ?

Du point de vue médical, une personne devient obèse lorsqu’elle a accumulé un excès de masse grasse entraînant des conséquences pour sa santé.  Ainsi, être obèse n’est pas une maladie héréditaire. C’est donc un état physique d’un individu qui a accumulé de masse grasse en excès. En 2016, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 1,9 milliard d’adultes (de plus de 18 ans) étaient en surpoids. Sur ce total, plus de 650 millions étaient obèses. Toujours selon l’OMS, l’obésité est définie comme  »une accumulation anormale ou excessive de graisse qui présente un risque pour la santé ».

conséquences de l’obésité
docteurclic.com

La masse grasse en excès, comment le savoir ?

L’Indice de Masse corporelle (IMC) est l’indice à partir duquel se mesure la masse corporelle de votre corps. Cet indice tient compte du poids et de la taille. Ainsi, votre poids doit être proportionnel à votre taille. Mesurer donc 1,80 m avec 120kg est donc hors norme.

En plus de l’IMC nous avons la mesure du tour de la taille. Cette mesure permet de connaître l’excès de graisse au niveau du ventre. L’une des partie très touchée et visible de l’obèse est le ventre. Ainsi, une mesure a été identifiée spécialement pour déterminer l’excès ou non. Lorsque le tour de la taille est supérieur à 90 cm chez la femme et 100 cm chez l’homme alors l’individu mise en cause à une obésité abdominale.

Les différentes sortes d’obésité

Etant une accumulation de masse, l’obésité peut être de différentes sorte. En effet, l’accumulation de graisse peut se situer spécifiquement dans une partie du corps. Ainsi nous pouvons avoir une accumulation de graisse principalement dans les cuisses : obésité ganoïde comme c’est souvent le cas chez la femme. Il peut y avoir aussi une accumulation précisément au niveau du ventre : obésité androïde.

Par ailleurs, il existe différentes formes d’obésité

L’obésité modérée : c’est lorsque l’IMC se situe entre 30 et 35 ;

L’obésité sévère : c’est lorsque l’IMC franchit la barre des 35 mais reste sous celle des 40. Les risques de développer des maladies du fait de son surpoids sont fortement augmentés. C’est à partir d’un IMC supérieur à 35 que la chirurgie peut être préconisée comme traitement ;

L’obésité morbide ou massive : c’est lorsque l’IMC dépasse 40. Certains spécialistes distinguent même un stade supérieur, l’obésité massive, avec un IMC au-delà de 50.

Pourquoi suis-je obèse ?

Comme définie plus haut, l’obésité est l’accumulation de graisse en excès. Ainsi, lorsque la graisse atteint un niveau trop élevé, on devient obèse. L’accumulation de graisse est la résultante de plusieurs facteurs. En effet, la consommation d’aliment comportant assez de graisse est favorable à l’obésité. Il faut de ce fait éviter de manger gras.

Manger sain, faire du sport

Je suis obèse et après ?

Plusieurs études ont approuvé que l’obésité est une maladie. En effet, l’accumulation de graisse est la source de plusieurs troubles physiologique, physique, psychologique et ou social. Sur le plan physique, l’obésité est la cause du diabète de l’hypertension, de l’apnée du sommeil. Il s’agit d’arrêts de la respiration plusieurs fois par nuit (au moins 10 secondes, se reproduisant 5 fois par heure de sommeil au moins). Ces apnées peuvent s’avérer extrêmement graves. En effet, si elles ne sont pas traitées, elles peuvent s’avérer lourdes de conséquences : au départ la personne éprouve fatigue, pertes de mémoire, maux de tête ; mais à long terme, la mauvaise oxygénation de l’organisme va entraîner des troubles cardiaques, de l’hypertension artérielle et même des risques d’infarctus.

La pression artérielle augmente avec le poids. Il y a trois fois plus d’hypertension chez les obèses. Les risques d’athérome sont logiquement augmentés : la graisse se dépose plus facilement sur les parois des artères. Cela augmente le risque d’infarctus, d’angine de poitrine et de thrombose. Les risques veineux (phlébites, embolies pulmonaires…) sont aussi plus nombreux. Les problèmes d’arthrose sont ainsi très courants.

La dépression, le mésestime de soi sont autant de troubles psychologiques que l’obésité entraine. Socialement l’obèse est discriminé. En 2014, la cour de justice de l’Union Européenne a jugé que l’obésité peut être considéré comme un handicap au travail. En plus de tout cela, l’obésité abdominale facilite l’hypertriglycéridémie, et les maladies vasculaires.

Puis-je être guérir ?

L’obésité considérée comme une maladie peut donc être guérit. Tout comme tout autre maladie, il faut consulter votre médecin pour suivre un traitement adéquat. En général, l’essentiel est de brûler les graisses. Se mettre au régime, faire le sport sont des méthodes que bon nombre d’obèse utilise pour perdre leur surpoids. Mais selon l’étude publiée par l’ANSES Agence Nationale pour la Sécurité Sanitaire en France en 2010, 95% des régimes n’aboutissent pas à l’objectif visé. Ainsi se laisser donc guider par son médecin et ne pas banaliser la maladie empêchera des complications que seul un médecin peut en déceler les fonds et tréfonds.

S’alimenter n’importe comment, surtout des aliments gras est très dangereux pour la santé. L’obésité est une maladie qui pourrait nous faire basculer de vie à trépas. Un simple contrôle de ce que nous mangeons pourrait nous éviter cela. Comme tout autre maladie nous pouvons nous en sortir avec l’aide de notre médecin.

 

Source :

Https://ww.anses.fr/fr/sytem/files/NUT-Ft-ConsultationRegimes.pdf

https://goo.gl/CccJLR

http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2003/mag0221/dossier/nu_6484_obesite_pourquoi_traiter.htm

Catégories
Afrique Blog Santé

L’homme et son assiette : que devons-nous manger ?

Notre aliment constitue notre premier médicament, les nutritionnistes ne cessent de le répéter. L’homme est, d’une certaine façon, conscient qu’il faut manger pour être en bonne santé. Toutefois, il semble ignorer par cette même occasion que manger bien et riche signifie respecter certaines normes. Des normes qui lui permettront d’avoir une bonne santé. Alors que devons nous manger pour une bonne santé ? Comment devons-nous manger équilibré ? Nous vous en parlons dans cet article.

Les chaines de télévision, les affiches publicitaires, les nutritionnistes ne cessent de nous rappeler à chaque instant, des comportements alimentaires utiles pour avoir une bonne santé. Manger cinq fruits et légumes par jour, buvez suffisamment de l’eau, pratiquer une activité physique régulière, sont autant d’habitudes qui aident l’homme dans son alimentation et donc participent à sa bonne santé. Mais force est de constater que beaucoup sont ces personnes qui n’accordent aucune importance à leur santé. Plus précisément à ce qu’ils mangent. Manger c’est être équilibré dans l’alimentation disent souvent les nutritionnistes. C’est ce qu’affirme ici la nutritionniste Rahmat SOKOINTO : « une alimentation est saine lorsqu’elle est constituée uniquement d’aliments dans leur état naturel. C’est-à-dire sans ajout de produits chimiques comme les colorants, les conservateurs et autres. Ce sont tout simplement des aliments bio. Elles deviennent donc équilibrées quand elles sont composées d’au moins un aliment de chaque groupe d’aliments ». La nutritionniste continue pour nous expliquer que nous avons cinq groupes d’aliments. « Le groupe des céréales et tubercules, le groupe des aliments de croissance, le groupe des viandes et poissons, le groupe des fruits et légumes et le groupe des laits et produits laitiers ». Chaque repas de la journée que prend l’homme doit être alors équilibré. A la limite d’être équilibré, au moins un aliment de chacun des groupes cités par la nutritionniste doit y figurer.

Mais face aux journées qui commencent très stressante et bien remplie, il est parfois difficile de se poser pour prendre le nombre de repas qu’il faut par jour et surtout la quantité qu’il faut à chaque étape. Les nutritionnistes conseillent de prendre un petit déjeuner riche en vitamines et autres nutriments ; un bon déjeuner mais un diner léger. Mais pressés d’entamer la journée, plusieurs personnes confient leurs repas du matin et parfois de toute la journée aux bonnes dames et/ou restaurants qui pullulent dans tous les coins de rues. Des bols de bouillie avec des beignets, des plats de spaghetti « chez Diallo », des plats de riz etc, les repas sont variés alors que la propreté n’est pas autant au rendez-vous.

Les fruits et légumes bons pour la santé

Mieux, les repas pris aux abords des routes et dans les restaurants n’entrent pas dans l’alimentation saine et équilibrée malgré la diversification des mets que présentent ces vendeuses ou restaurateurs poursuit Primo Emondé nutritionniste de profession. Il nous explique que « la majorité des bonnes dames ne nous présentent pas des aliments riches. Puisque leurs aliments sont tout le temps chaud et sur le feu alors que tous les aliments ne supportent pas la chaleur et perdent leurs vitamines d’origine ». Dans son argumentation, il dira que par exemple la vitamine A ne supporte pas la chaleur et un repas contenant cette vitamine et longtemps laissé sur le feu n’a plus d’effet positif sur la santé de l’homme. « Nous mangeons et nous nous remplissons juste le ventre pour rien car aucun nutriment n’y figure souvent » remarque t’il. Le luxe alimentaire auquel se donne la jeunesse montre qu’elle ne mange pas équilibré car manger dans les restaurants et fast Food différents mets par jour ne veut pas forcément dire manger sain et équilibré ajoute Primo Emondé. C’est pareil pour les aliments précuits vendus dans nos supermarchés car ces aliments contiennent des produits chimiques pour durer aussi longtemps a martelé le nutritionniste. La mauvaise alimentation étant la principale cause des maladies qui surviennent dans la vie de l’homme, elle engendre le surpoids, l’obésité, les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les cancers, les problèmes articulaires etc.

L’homme ne peut contrôler parfaitement ce qu’il mange. Mais avoir une bonne santé et rester toujours en pleine forme est le souhait de tous. Bien manger revient donc à consommer une variété d’aliments des groupes alimentaires pour rester en bonne santé afin de diminuer le risque de maladies.

Catégories
Blog Santé

Céphalées : Le symptôme aux 100 tentacules

Céphalée est le terme médical utilisé pour parler des maux de têtes. Vous rappelez vous de la dernière fois vous en avez ressenti ? On vous aurait conseillé ou encore vous avez surement pris spontanément un antalgique comme le paracétamol ou l’aspirine. Cependant saviez-vous que les céphalées peuvent avoir des causes très diverses et parfois graves ? bien que très fréquentes et devenus presque banales ; les céphalées peuvent traduire plus de 100 maladies différentes. Ensemble rentrons dans le monde douloureux des céphalées.

Une céphalée ou familièrement mal de tête, correspond à une douleur ressentie au niveau de l’extrémité céphalique, c’est-à-dire au niveau de la tête et plus précisément le crâne. Il s’agit le plus souvent d’un symptôme fréquent et banal. Il est alors sans gravité et passager. Cependant, il peut parfois traduire une maladie sous-jacente.

Il existe plus d’une centaine de maux de tête différente. On distingue néanmoins 2 grandes catégories :

  • les céphalées primaires, c’est-à-dire celles qui ne sont pas le symptôme d’une autre pathologie,
  • les céphalées secondaires qui correspondent aux manifestations d’une maladie sous-jacente

Une céphalée primaire est une céphalée survenant sans aucun lien avec une autre pathologie, une anomalie ou un traumatisme identifiable. Elle correspond à une pathologie en elle-même.
L’examen clinique d’une céphalée primaire est donc normal. On ne retrouve pas d’autres anomalies que l’on puisse raisonnablement penser être liées à la céphalée.

La classification CIC-2 (La Classification internationale des céphalées (CIC). Elle est une classification hiérarchique des céphalées publiée par la Société internationale des céphalées.  D’après cette classification, les migraines, céphalées de tension, l’algie vasculaire de la face et la céphalée chronique quotidienne. Également, d’après la classification, les céphalées liées à la toux, à l’effort et au coït, ainsi que les céphalées hypniques (liées au sommeil), sont classées en tant que « céphalées primaires ». Parlons de quelques-uns.

Céphalée de tension

  • C’est la céphalée primitive la plus courante, et affecte 3 femmes pour 2 hommes.
  • La douleur est souvent sans localisation précise, d’intensité modérée, non pulsatile (c’est-à-dire sans sensation de battements suivant ceux du cœur).
  • Elle donne en général la sensation d’une pesanteur ou d’un serrement
  • Elle prédomine souvent en fin de journée, peut être épisodique ou permanente
  • Le mécanisme d’apparition pourrait être lié au stress
  • Les crises de céphalée de tension épisodique durent en général quelques heures mais peuvent persister plusieurs jours.

Migraines

Elle est souvent à tort à toutes les céphalées avec les céphalées et bon nombre de personnes disent avoir de la migraine en voulant parler de céphalées.

  • C’est une céphalée primaire.
  • La migraine apparaît le plus souvent à la puberté et touche surtout les personnes de 35 à 45 ans.
  • Elle est 2 fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes en raison des influences hormonales ;
  • Elle est déclenchée par l’activation d’un mécanisme dans les profondeurs du cerveau qui provoque la libération de substances inflammatoires, engendrant la douleur, autour des nerfs et des vaisseaux sanguins de la tête.
  • Elle est récurrente, sévit souvent toute la vie et se caractérise par des crises.
  • Les crises présentent les caractéristiques suivantes :
    • Céphalée qui peut être:
      • d’intensité modérée à sévère;
      • avec une douleur unilatérale et/ou pulsatile;
      • aggravée par les activités physiques habituelles;
      • peut durer de quelques heures à 2 ou 3 jours;
    • la fréquence se situe entre une fois par an et une fois par semaine.

Algie vasculaire de la face

  • C’est une céphalée primitive.
  • Elle est relativement rare, affectant moins d’un adulte sur 1000 et elle touche 6 hommes pour une femme.
  • Elle se développe la plupart du temps à partir de l’âge de 20 ans.
  • Elle se caractérise par des céphalées récurrentes fréquentes (jusqu’à plusieurs fois par jour), brèves mais extrêmement sévères, localisées dans ou autour d’un œil qui rougit et larmoie, un nez qui coule ou qui est bouché du côté affecté et parfois la paupière tombante.

Les céphalées secondaires sont comme dits plus hauts des manifestations d’une pathologies adjacentes. Ces différentes pathologies sont très nombreuses et diverses.

Des causes diverses

Fièvre

Troubles métaboliques (hypoglycémie, hypercapnie, hypoxie, déshydratation…)

Hypertension artérielle

+ Causes infectieuses

Rhino-sinusite

Méningite aiguë

Le paludisme

+Accident vasculaire cérébral (AVC)

+Causes médicamenteuses

  • Effets secondaires des médicaments

Traumatismes crâniens

Glaucome aigu

Et bien d’autres

Traitement adéquat

Le traitement adapté des céphalées est basé sur un diagnostic exact, la reconnaissance de l’affection, le traitement avec des médicaments d’un bon rapport coût-efficacité, des modifications simples du style de vie et l’éducation du patient.

Concrètement, il correspond au traitement de la cause quand il est possible. Il permet, le plus souvent, de soulager les douleurs à moyen terme.

Dans les autres cas, les médicaments utilisés sont nombreux :

  • Le paracétamol seul ou associéà la codéine ;
  • L’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens ;
  • Parfois un anxiolytique ou un antidépresseur est nécessaire (céphalées résistantes aux antalgiques habituels) ;
  • En cas de migraine, les triptans s’avèrent efficaces.

De plus dans le cas des migraines, des céphalées cervico-gènes et des céphalées de tension, les soins chiropratiques (incluant les manipulations vertébrales, les mobilisations, la thérapie musculaire et la prescription d’exercices) peuvent également être indiqués.

Cependant même si les céphalées de par leur fréquence et leur évolution peuvent sembler banales, il est important de consulter un médecin surtout si elles persistent.

Les céphalées sont un problème de santé publique en raison des incapacités auxquelles elles s’associent et de leur coût financier pour la société. Étant les plus gênantes pour la population active (de la fin de l’adolescence à la cinquantaine), on estime qu’elles ont un coût financier énorme pour la société, principalement à cause de la perte d’heures de travail et de la baisse de productivité. Une bonne sensibilisation de la population réduirait grandement cet impact.

 

 

 

Source

http://www.chirosthyacinthe.com/ceacutephaleacutees-guidelines.html

Lucas, C. (2014). Les céphalées coïtales: rares mais à explorer!. Pratique Neurologique-FMC, 5(1), 1-3.

https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/headache-disorders

http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_796_cephalees.htm

https://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=migraine-cephalee

the Headache Classification Subcommittee of the International Headache Society, « 216.25.100.131 » [archive] [PDF], sur 216.25.100.131

Olesen et al., p. 9–11

(en) MR Brown, « The classification and treatment of headache », Med. Clin. North Am., vol. 35, no 5,‎ septembre 1951, p. 1485–93 (PMID 14862569)

https://www.hug-ge.ch/sites/interhug/files/structures/medecine_de_premier_recours/Strategies/strategie_cephalees.pdf

Catégories
Afrique Blog Environnement Santé Société

L’Harmattan ou la recrudescence des maladies respiratoires

Dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest, le mois de décembre se caractérise par la venue de l’harmattan. Vent sec, froid chargé de particules poussiéreuses, la période de l’harmattan voit aussi la recrudescence de plusieurs maladies notamment les maladies respiratoires.  

« Débarquer à Ouagadougou dans la période de décembre à février n’est pas propice pour quelqu’un qui n’est pas habitué aux variations de température et à la poussière. Car ce sont les deux principales caractéristiques de l’harmattan que j’ai remarqué au Burkina-Faso ».Invité sur un festival au pays des hommes intègres, Eustache A. nous raconte son expérience dans la capitale mais surtout l’accueil que lui a réservé l’harmattan.Il explique qu’il y a un soleil ardent et que l’air est sec. « Il peut faire très chaud dans la journée et extrêmement frais dans la nuit. Et la poussière, il y en a assez au point où aucune tenue ne peut se porter deux fois de suite » nous témoigne t’il.

L’harmattan s’étend de la mi-novembre à la fin du mois de mars. C’est un vent sec et froid chargé de particules poussiéreuses venant du Sahara soufflant sur toute la zone soudano-sahélienne. La poussière de l’harmattan est généralement composée selon les climatologues de particules végétales (herbes,fleurs sèches, pollen), animales (plumes d’oiseaux, déchets de toutes sortes),de microbes, de virus, de parasites, de champignons microscopiques. Si pour certaines femmes, c’est une période qui embellit la peau et favorise l’utilisation avantageuse des produits cosmétiques, elle est quand même caractérisée par la multiplication des maladies respiratoires. Eustache A. explique que depuis l’arrivée des participants au festival, plus de la moitié d’entre eux se sont déjà retrouvés en consultation à cause de la toux et autres pathologies liées à l’air et au climat. Abondant dans le même sens que lui, Rosemonde nous dit que c’est une période qu’elle n’affectionne pas beaucoup particulièrement à cause du vent sec et de la poussière. « Ma peau prend toujours un coup. En plus de certaines maladies que ça entraîne surtout le rhume » explique-t-elle. Mireille T. nous parle quant à elle de son expérience de l’harmattan vécu dans une commune du nord du Bénin appelée Ouassa Pehunco. « Harmattan, je l’ai vécu en mode stress dans cette ville. C’est une période bonne juste pour la qualité du sommeil. En fait on dort profondément avec une fraîcheur naturelle. J’adore. Mais cette période créée beaucoup de dégâts. Ma peau se fendille, j’ai la grippe,les maux d’yeux. Sur le plan environnemental, le brouillard crée des accidents.J’en ai été victime. Les meubles en bois non stabilisés se déforment » nous raconte-t-elle.

La poussière en période d’harmattan
source photo: .vivafrik.com

Rapportant les propos du Docteur ivoirien Kouadio Daniel, le site fratmat.info explique qu’en période d’harmattan,on observe chez l’homme un craquèlement de la peau, les lèvres se fendillent et les narines se dessèchent. Les efforts effectués pour tousser et se moucher provoquent des saignements du nez. A sa suite, le Dr Megninou au Bénin nous dit aussi que compte tenu de la forte teneur en particules ; les maladies les plus fréquentes sont les maladies allergiques, surtout les rhinites,rhino-pharyngite et les rhino-bronchites surtout chez les enfants qui sont fragiles. « Les signes sont la fièvre, les éternuements, les écoulements nasaux, la douleur de la gorge, les obstructions nasales, la toux, la dysphonie »poursuit-il. Face à cet état de choses, le Docteur explique que le traitement curatif est le plus souvent symptomatique. Pour éviter ces différentes maladies, le médecin conseille qu’il faut d’abord se protéger de la poussière,protéger les narines à moto avec une bavette, laver régulièrement les rideaux de chambre et les moustiquaires, nettoyer ou éviter les brasseurs ou les ventilateurs. En cas de maladies, se rendre en consultation est le geste à faire selon le Dr. Megninou.

Catégories
Afrique Blog Santé Société

Santé/Sida : la maladie silencieuse sans remède

Aujourd’hui, plus de 36,9 millions de personnes dans le monde sont séropositives et sidéennes selon l’Onusida. La journée mondiale du sida célébrée chaque 1er décembre depuis 1988 est l’occasion pour mettre en lumière tous ceux qui relèvent le défi quotidien de combattre le VIH/Sida. Cette célébration s’étend désormais sur tout le mois du décembre afin de sensibiliser mais aussi d’informer sur la maladie. Une maladie qui n’a toujours pas encore moyen de guérison total mais qui prend du recul.

« Connais ton statut ».C’est le thème retenu cette année à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida. Un thème qui encourage chacun à connaitre son état sérologique vis-à-vis du VIH. Faire l’analyse pour connaitre son état sérologique constitue encore un moment d’appréhension pour plusieurs personnes nous confie certaines personnes.Pour Ola P. « ici, dans le cas de cette maladie, on ne peut être sûr de rien. On peut être contaminé par voix sexuelle mais aussi à cause de l’utilisation de certains objets tranchants. Le résultat des analyses n’est pas acquis d’avance même quand on se dit s’être protégé ».

Un résultat d’analyse qui a pris un patient du Docteur C. F. de court. Novembre 2018, ce malade qui préfère garder l’anonymat s’est rendu dans une clinique privée à Lomé, capitale du Togo. Innocemment, il a demandé à son médecin de lui recommander plusieurs analyses pour un bilan de santé en cette fin d’année. Après avoir subit ces analyses, il sera appelé cinq jours après par son médecin pour les résultats. A son entrée dans le bureau de ce dernier, il verra son médecin la mine grave accompagné de l’analyste mais aussi d’un psychologue. Tout calmement, il sera informé ce jour là d’être porteur du VIH. Une nouvelle qu’il reçoit avec effroi. Son médecin nous explique que la panique s’est installée sur son visage d’autant plus que sa femme venait de concevoir. Sa maladie étant cependant encore en phase primitive.

Le Docteur Morel Sossou nous explique que le SIDA (Syndrome D’Immuno – Déficience Acquise est un virus qui attaque les défenses du corps humain, les détruit plus spécifiquement les lymphocytes. « Il vient infecter les cellules qui permettent de lutter contre les microbes et entraîne leur destruction. La cause du sida, c’est donc le VIH » nous précise le médecin.  Comme le patient du Docteur C. F. qui est encore à la phase « primo infection »encore appelée de première phase, le Docteur Morel Sossou nous dit qu’environ 30% des personnes infectées ressentiront des symptômes semblables à ceux de la grippe ou de la mononucléose (fièvre, céphalée, maux de gorge, rougeurs sur la peau, fatigue, douleurs musculaires etc.) durant cette phase. Les symptômes disparaissent d’eux-mêmes sans traitement et l’infection passe alors à sa deuxième phase. Les personnes infectées fabriquent des anticorps contre le VIH entre trois semaines et six mois et deviennent ainsi séropositives. Le virus peut vivre dans l’organisme pendant de nombreuses années avant que la maladie n’évolue vers le sida. Le virus est dans sa phase latence nous explique Morel Sossou. « Durant cette phase de latence, on compte deux autres phases : la phase 2 asymptomatique et la phase 3 symptomatique où la personne infectée commence à ressentir un ou des symptômes reliés au VIH. L’infection passe à la phase 4 appelée aussi SIDA lorsque le patient commence à ressentir des symptômes reliés à la progression virale »nous raconte le médecin. Il va plus loin pour dire que cette phase 4 se caractérise par un système immunitaire fortement endommagé, ce qui entraîne des infections dites « opportunistes » : pneumonie à pneumocystis jiroveci, envahissement du système digestif par les champignons, lymphome ou tumeur des ganglions, manifestations neurologiques.

Infos sur le Sida
source PH: internet

Des recherches mais toujours pas de solutions

Selon le site voaafrique.com, en 2016, il y avait 6,1 millions de personnes qui vivent avec le VIH en Afrique de l’Ouest et Centrale dont 56% sont des femmes. Toutefois, il faut noter une diminution du taux d’infection et de décès liés à la maladie. En 2016 ; le nombre de décès a diminué de 21% en Afrique de l’Ouest et du Centre alors que le taux d’infection chez les enfants a aussi baissé de 33%. Cependant, les chercheurs peinent à trouver un vaccin contre cette maladie virale. Le Docteur Morel Sossou nous témoigne que les recherches avancent dans le cas de la guérison du Sida. En 2016, un patienta été guéri du sida par greffe de cellules souches de la moelle osseuse. Il y ale Professeur Luc Montagnier qui a mis au point un vaccin contre le sida mais un vaccin qui serait toujours à l’essai. « Disons que ça promet »espère le Docteur. Selon le médecin, le fait qu’on ne trouve pas encore de remède est surtout lié au virus. « Il utilise l’ADN des cellules saines pour se répliquer et change beaucoup ses propres composantes génétiques. Du coup quand on trouve un remède contre telle forme, on peut trouver une autre qui échappe au remède » notifie Morel Sossou. Il précisera qu’une personne séropositive reste une personne normale qui doit juste éviter les rapports sexuels non protégés, éviter de partager ses objets personnels qui peuvent être en contact avec ses fluides corporels et il doit rigoureusement suivre le traitement ARV.

Stop Sida

Cependant, il n’est pas rare d’entendre qu’en Afrique, cette maladie se guérit par plantes médicinales traditionnelles. Le Docteur dira à ce propos que tant qu’aucune preuve scientifique validée suivant les protocoles n’en atteste, il reste sceptique.

En attendant donc, le patient du Docteur C. F. devra prendre une décision. Informé sa femme, revenir faire son test après trois mois et commencer le traitement… Pour l’instant, il refuse selon son médecin d’accepter son état.

Catégories
Afrique Blog Santé Société

Cancer de sein : le poison lent de ces dames ?

Une femme sur huit risque de développer un cancer de sein selon les organisations sanitaires. Face à la recrudescence de cette maladie, chaque année, depuis 25 ans, le mois d’octobre est consacré à appeler toutes les femmes du monde à se faire dépister. Octobre rose est donc une occasion de mettre en lumière celles et ceux qui combattent cette maladie, d’intensifier l’information et la sensibilisation et de réunir encore plus de fonds pour aider et les chercheurs et les soignants.  

La place des Martyrs de Cotonou était bondée de monde dans la matinée de ce samedi 20 octobre. Hommes et femmes se sont donnés rendez-vous sous initiative de l’Organisation Oasis pour participer à la course rose, une course contre le cancer de sein. Au-delà de cette course faite dans une ambiance festive sur 5 km, les participants ont eu un atelier de sensibilisation sur le cancer de sein mais aussi une initiation à l’auto palpation. Un geste important qui permet de détecter très tôt un début de cancer de sein selon les formateurs.

Selon le site e-cancer.fr, un cancer du sein « résulte d’un dérèglement de certaines cellules qui se multiplient et forment le plus souvent une masse appelée tumeur ». Une définition qu’approuve le Docteur Megninou Ulrich Brice du Centre National Hospitalier Universitaire HKM de Cotonou. Avant de définir le cancer de sein, le Docteur explique qu’une « tumeur est toute excroissance due à une prolifération anarchique de cellules au dépens d’un organe. La tumeur peut être bénigne ou maligne. Lorsqu’elle est maligne, on l’appelle cancer et elle donne droit à des manifestations locales, régionales, à distance et générales ». Le cancer du sein est donc selon le Docteur Megninou Ulrich « une prolifération anarchique maligne des cellules au dépens du sein ».

Le cancer du sein est le cancer le plus diagnostiqué chez les femmes à travers le monde, autant avant qu’après la ménopause. Une femme sur 9 sera atteinte d’un cancer du sein au cours de sa vie et 1 femme sur 27 en mourra. Mais cette maladie ne concerne pas que les femmes même si elles en souffrent plus explique le Docteur Megninou. Son collègue le Docteur Fassinou Jacob appuie pour dire que « le cancer du sein est rare chez le sujet du sexe masculin, il représente moins de 1% des cas de cancer du sein quand bien même il y a beaucoup de facteurs de risque communs aux deux sexes ». Dans son argumentaire, Dr Megninou dira que le sein est, lors de la vie fœtale, formé au niveau des deux sexes. A la faveur de la puberté, il se développe plus au niveau du sexe féminin du fait des hormones féminines qui favorisent ceci. Il conclue en laissant entendre qu’il est donc normal que ce type de cancer « soit plus développé chez les femmes que chez les hommes car c’est une glande qui est soumise aux modifications du cycle chez la femme et intervient dans l’alimentation des nouveaux nés et nourrissons ».  Le site passeportsante.net revient sur les statistiques de la maladie en affirmant que « le nombre de personnes atteintes a progressé légèrement mais régulièrement, au cours des 3 dernières décennies. Par contre, le taux de mortalité a continuellement diminué au cours de la même période, grâce aux progrès réalisés en matière de dépistage, de diagnostic et de traitement ». Cependant, ce n’est pas le cas dans tous les pays du monde. Notamment en Afrique où les femmes continuent de mourir de cancer surtout à cause du dépistage tardif, du manque de soins adéquats ainsi que des préjugés.

Malade du cancer
Image: africaguinée

Le mythe africain

Un an déjà que Lucrèce A. nutritionniste, a perdu tragiquement son amie Edwige. Les yeux dans le vide, l’esprit plein de souvenirs vivaces, elle nous narre l’histoire de son amie morte du cancer de sein. En effet, un matin, dame Edwige, maman de deux petits-enfants, vendeuse de bouillie dans une université publique de Cotonou, explique à son amie sentir une boule dans son sein droit. Face à l’empressement de son amie, elle se rend à l’hôpital. Après consultation, on lui explique qu’elle a un cancer de sein. Face à ce diagnostic, dame Edwige oppose une fuite. Elle refuse de suivre les soins. Quelques semaines après, le sein a commencé par suinter du sang, la peau s’enlevait. Dame Edwige décide d’aller voir des « marabouts ». Ces derniers lui font suivre des « traitements à base d’une certaine poudre noire ». Mais la malade voyait sa santé se dégrader de plus en plus. Le second sein a été aussi attaqué. Parents et mari l’ayant déjà abandonnée, dame Edwige fait face seule aux soins avec l’aide de son amie Lucrèce, refusant quand même les soins, prétextant que sa maladie est effet de sorcellerie. Mais une nuit du mois de septembre, ses résistances se sont affaiblies, elle succombe à sa maladie.

Technique d’auto-palpation

Une histoire qui fait dire à dame Lucrèce combien les femmes en Afrique manque d’informations sur cette maladie. Selon Jeune Afrique, alors qu’aux États-Unis et en Europe environ 20 % des femmes qui en sont atteintes en meurent, cette proportion avoisine « les 60 % en Afrique, du fait d’un diagnostic tardif et d’un traitement inadapté ». La méconnaissance de la maladie et de ses symptômes, les délais de prise en charge, la pénurie de traitements, le manque de compétences locales et le silence des femmes, qui, souvent, redoutent d’être mises au ban de la société, expliquent également ce fort taux de mortalité sur le continent selon le magazine. Abondant dans le même sens, le Docteur Fassinou Jacob explique « la radiothérapie qui est un excellent moyen de prise en charge des cancers du sein n’est malheureusement pas disponible au Bénin, comme d’ailleurs dans la plupart des pays africains excepté l’Afrique du Sud, le Ghana et les pays de l’Afrique du nord ». Le Docteur Megninou dira que c’est pour cette raison que toutes les campagnes de sensibilisation doivent être orientées vers les méthodes de dépistage précoce, surtout l’auto palpation des seins, accessible à toute femme. « Cette auto palpation doit être systématique après les règles chez toute femme, mais aussi doit être systématique lors de toute consultation faite par une femme auprès d’un professionnel de santé. On ne doit manquer aucune occasion pour faire cette auto palpation des seins afin de dépister le plus tôt possible tout nodule dans le sein et de l’explorer » conseillera t’il. Son collègue, le Docteur Fassinou demandera aussi aux femmes de :

  • consulter un spécialiste dès la constatation d’une boule dans les seins
  • pratiquer l’autopalpation des seins
  • pratiquer l’allaitement maternel : la lactation aurait un rôle protecteur.
  • se rendre tôt aux soins avant qu’il ne soit trop tard. Seule la médecine moderne peut traiter efficacement un cancer du sein lorsqu’il est découvert tôt.

Le Docteur Megninou reviendra cependant sur les facteurs de risque de la maladie chez les femmes. Il s’agit selon le médecin de :

– la précocité des rapports sexuels

– l’alcool

-l’obésité

-le tabagisme

-le manque d’activité physique

– la nulliparité (pas d’enfant)

– le facteur génétique (les femmes qui ont des parents qui ont eu le cancer du sein ont des chances plus fortes de faire le cancer du sein).

Catégories
Afrique Blog Santé Société

Dépigmentation en Afrique : les africaines en quête d’identité ?

Un tour dans les villes africaines et le constat est là. Des panneaux publicitaires vantant les mérites des pommades éclaircissantes se retrouvent aux grands carrefours, sur les murs de certains immeubles. En effet, c’est un secteur qui prend de jour en jour de l’ampleur. Nombreuses sont les femmes africaines et parfois certains hommes qui font tout pour avoir une peau plus claire. Effet de mode, suivisme, souci d’esthétique ? On ne saurait le dire.

Dans un sondage fait en 2017 sur le phénomène de dépigmentation en Afrique, le journal Sénégalais « La Cloche » classait la République Démocratique du Congo, premier pays où la population pratiquait, le plus, le blanchiment de la peau. Ce pays est suivi du Sénégal, du Mali, de l’Afrique du Sud, du Togo, du Nigéria. Deux sénégalaises sur trois ont recours à cette pratique. Ces dernières années en effet, le phénomène a pris de l’ampleur en Afrique noire notamment. Les femmes, dans le souci de plaire, d’être plus belles, s’adonnent au blanchiment de la peau. Appelé « Khessal » en Wolof au Sénégal, « Bodjou » en langue Fon au Bénin, « Tchatcho » en Côte-d’Ivoire, la dépigmentation était pratiquée par les vendeuses de sexe. Mais au fil des années, cette pratique a pris de l’ampleur et a gagné toutes les couches de la société. Pour se faire éclaircir la peau, tous les moyens sont bons. Mais le plus rapide reste l’achat des pommades, savons éclaircissants à bas prix qui inondent le marché du cosmétique en Afrique.

Des raisons diverses

« Je me suis dépigmentée une fois. J’ai amené 300 000 francs CFA chez l’esthéticienne et elle m’a remis 12 000 fr comme monnaie. Je l’ai fait parce que les femmes claires sont plus belles. ». C’est ce que nous confesse Ramathou, infirmière au CNHU de Cotonou. Pendant des mois, elle s’est laissé convaincre par la raison selon laquelle, pour être belle, il faut être clair de peau. « C’est ce que la société nous impose en définissant un idéal de beauté, qui est la femme claire » renchérit Michelle, employée de Banque à Paris.

Sur plusieurs chaines africaines, les publicités vantant les mérites des pommades et savons éclaircissants sont légions. Elles montrent des femmes de peaux foncées qui après utilisation de telle ou telle gamme de soins corporels éclaircissants sont devenues « plus belles » avec un teint « plus rayonnant ». C’est donc devenu un phénomène de mode ou même une contrainte professionnelle où le « paraitre » est très important.

Ces soins utilisés contiennent très souvent le Gluthation ou même l’hydroquinone. Un produit qui permet de détruire les mélanocytes qui sont les cellules de l’organisme qui produisent la mélanine. Les étalages des marchés en Afrique regorgent de ces produits. Des boutiques sont installées à tous les coins de rue et voient les revendeuses devenir des spécialistes en soins esthétiques. Un peu comme Dame Dulcinée, revendeuse de produits cosmétiques à Cotonou, qui, mi-gênée, mi-fière, nous raconte qu’elle conseille ses clientes quand celles-ci viennent pour avoir une idée des produits à utiliser pour devenir claires. « Je lis les notices de tous les produits que je vends, donc j’ai plus de facilité à conseiller » argumente t’elle face à notre question de savoir si elle a reçu une formation en cosmétologie. D’autres femmes pour une action plus rapide de cette dépigmentation, n’hésitent pas à utiliser d’autres procédés comme du détergent sur la peau de leur visage ou sur leur corps, du produit pour défriser les cheveux, de l’eau oxygénée et bien d’autres encore.

Cependant, d’autres femmes préfèrent la peau noire et rejettent la dépigmentation. « La dépigmentation est un rejet de sa personne. Une femme doit s’assumer. En voulant te changer le teint, tu exposes à la société ta vulnérabilité, ton manque de confiance » nous dit Murielle, étudiante Malienne. Blanche T. fonctionnaire à Cotonou, a quant à elle, un avis plus indigne et spirituel. Pour elle, se dépigmenter, c’est renier Dieu, le créateur qui nous a créé avec la peau qui nous convient. « Alors quand on décide d’avoir une peau claire alors qu’on est naturellement noire, c’est un péché » argumente-t-elle.

Loin de ces arguments et convictions religieuses, la pratique de la dépigmentation a des conséquences désastreuses sur la santé.

Campagne contre la dépigmentation
Source: Internet

Risque de cancer de peau…

« Le défaut de mélanine causé par les produits éclaircissants de soins utilisés sera à la base des effets visibles et d’autres non visibles qui sont graves tels que l’hypertension artérielle, le diabète, le cancer de peau dû aux effets des rayonnements ultraviolets » nous dit un dermatologue au service dermatologie du Centre Hospitalier Hubert Maga de Cotonou. Il poursuit pour parler des effets visibles de cette pratique. Il s’agit de l’hyperpigmentation aux zones « résistances », les vergetures, l’ochronose exogène, l’atrophie de la peau qui laisse transparaitre les veines. Des propos confirmés par le Docteur Adonis Logbo. Il explique que « ces pommades endommagent et altèrent la qualité de la peau qui est la première couche de défense de l’organisme. Ça entraine une fragilisation et une exposition de la peau à plusieurs maladies d’origines infectieuses qui peuvent évoluer vers des affections d’origines tumorales ».

Si donc le souci de plaire, d’être plus belle est la première cause de ce phénomène, les conséquences sur la santé ne sont pas des moindres. L’infirmière Ramathou, très consciente des conséquences nous explique que « pour une femme dépigmentée ayant subit une césarienne, il y a le risque que la plaie ne se cicatrise vite et donc s’infecte ».

Des conséquences qui amènent le Docteur Adonis a conseillé aux africaines d’éviter tout produit susceptible de modifier la peau. « Il faut choisir les produits naturels faits à base de miel, de beurre de karité, d’aloès qui sont des produits plus adaptés à la peau » a-t-il ajouté.

Malgré la prise de conscience de certains africains, les conséquences sanitaires de la dépigmentation, tout porte cependant à croire que ce phénomène a encore de bons jours devant lui. Il faut une politique d’interdiction de l’importation de ces produits dans les pays africains, une sensibilisation sur les conséquences de cette pratique. Des mesures qui doivent être prises par les gouvernants africains.

Catégories
Infotainment Santé

Les grands hôpitaux en Afrique

L’hôpital est au coeur du système de la santé. La santé, on sait combien elle est sujet de préoccupation. Et pour assurer une qualité de santé irréprochable, il faut disposer d’hôpitaux qui répondent aux normes internationales. Mais si l’hôpital africain est qualifié de mouroir du fait de la mauvaise qualité de ses offres de santé, on peut toutefois noter que plusieurs pays se distinguent par la qualité et la performance de leur système de santé. C’est le cas de l’Égypte et de l’Afrique du Sud qui comptent plusieurs hôpitaux de référence. Mais quels sont les meilleurs hôpitaux dont dispose l’Afrique?

Si plusieurs personnalités préfèrent se soigner en Occident ou sur d’autres continents à des coûts élevés, c’est certainement pour d’autres raisons que la qualité des centres hospitaliers en Afrique. Même si des efforts restent à faire, on peut compter des hôpitaux très performants.

Le premier de tous est le Gambo Healthcare au Swaziland. Dans cet hôpital, vous avez un service de qualité pour des patients VIP. Les éloges ne manquent pas pour ce centre hospitalier qui figure en tête du classement africain selon l’étude Webométrics. A sa suite, nous avons le As Salam International Hospital en Égypte. Fondé en 1982 et affilié au Royal Free Hospital du Royaume Uni, il dispose de spécialités diverses et propose des deuxièmes avis sur des cas complexes, des radiologies ainsi que des rapports médicaux.

En Afrique du Sud, nous avons le Netcare Group qui gère des centres d’excellence, avec des unités spécialisées en oncologie, dentisterie, obstétrique et pédiatrique. On trouve aussi sur place une clinique de préadmission, qui rend l’admission à l’hôpital rapide et simple.

Le Sénégal avec l’ Institut Pasteur, fait également partie des pays africains disposants d’un système de santé adéquat. Avec un volet social, cet institut a pu se tailler une réputation honorable. En effet, il a pour vocation la prévention et le traitement des maladies mais aussi la recherche, la formation et la santé publique.

A ces différents hôpitaux, s’ajoutent d’autres tels que le Neuropsychiatric Hospital Ari Abeokuta au Nigéria, le Ganzouri Specialized Hospital et le Far Al Fouad Hospital en Égypte, ou le Children’s Hospital Trust et le Melomed Hospital Holdings en Afrique du Sud.

Notons qu’à ce jour, en Afrique de l’Ouest, le Nigéria et le Sénégal sont les seuls pays qui disposent d’hôpital de référence.

Catégories
Infotainment Santé

La jeunesse face aux IST

Depuis quelques années, le sigle IST(Infections Sexuellement Transmissibles) tend à remplacer l’abréviation MST(Maladies Sexuellement Transmissibles) parce que certaines infections ne provoquent pas de symptômes. D’autres en revanche se manifestent différemment chez l’homme et la femme. Aussi, si certaines sont incurables, d’autres peuvent tant bien que mal se soigner, mais elles affectent toujours aussi gravement les malades dans les deux cas. Anciennement nommée maladie vénérienne, une MST est une maladie infectieuse qui peut être causée par différents germes pathogènes. Ces derniers sont transmis lors d’un rapport sexuel, quel que soit son type, entre deux partenaires. Certaines MST peuvent également être transmises par le sang et le lait maternel. Les infections les plus courantes sont la syphilis, l’infection à chlamydia et à papillomavirus (ou HPV), l’herpès génital (HSV), la gonococcie et le Sida.

Une IST peut être causée par plus d’une trentaine d’agents pathogènes sexuellement transmissibles: des batteries, des virus et des parasites.

 

Quels sont les symptômes des MST (IST) ?

Les symptômes varient d’une MST à une autre. Ils peuvent également être différents chez les hommes et chez les femmes. Néanmoins, il existe certains signes évocateurs d’une IST, tels que :

– une atteinte des organes génitaux, qui peut se traduire par des irritations, des démangeaisons, des rougeurs, des brûlures, des lésions ou encore des boutons ;

– des pertes inhabituelles au niveau du vagin, de la verge ou de l’anus ;

– des brûlures lors de la miction ;

une dyspaneurie, c’est-à-dire des douleurs et/ou des brûlures ressenties lors d’un rapport sexuel ;

– des douleurs dans le bas-ventre ;

– des signes associés comme de la fièvre et des maux de tête.

 

Comment prévenir une MST ?

L’infection aux MST est toujours considérée comme une urgence. Il faudra alors immédiatement réaliser un traitement en première intention selon les symptômes, bien avant le résultat des autres analyses et prélèvements. Dans les pays à faible revenu et ceux en voie de développement, on se fie aux algorithmes cliniques pour accélérer le traitement, d’autant plus que les tests de dépistage peuvent être trop coûteux, voire inaccessibles.

On réalise alors ce que l’on appelle une prise en charge syndromique qui consiste à repérer les symptômes familiers à chaque type d’IST (douleurs abdominales, ulcérations, leucorrhées inhabituelles, écoulements urétraux…). Il faudra ensuite donner rapidement une prescription en première intention. Dans tous les cas, une personne infectée doit immédiatement informer son ou ses partenaires sexuels, même anciens, afin qu’ils passent eux aussi un dépistage. Cela évitera au patient d’être réinfecté, permettra à ses anciens et actuels partenaires de recevoir un traitement à temps, et d’une manière générale, aux futurs partenaires de ne pas être contaminés.

Grâce aux évolutions dans le monde médical et pharmaceutique, il existe désormais des traitements qui permettent de soigner définitivement une IST. Des antibiothérapies à dose unique suffisent notamment à soigner les IST bactériennes telles que la syphilis, la gonorrhée et la chlamydiose ainsi que l’infection parasitaire à trichomonas.

En revanche, le Sida est incurable. Il demande toutefois de prendre plusieurs antirétroviraux qui ne soignent pas la maladie, mais qui atténuent ses symptômes et modulent son évolution. Il en est de même pour l’infection à l’HSV (herpès génital) où les antiviraux aident à réduire la durée et la fréquence des poussées récurrentes et à minimiser les symptômes.

L’hépatite B est, quant à elle, traitée avec des immunomodulateurs et des antiviraux qui retardent les dommages hépatiques provoqués par le virus. Certaines MST, dont la gonorrhée, sont devenues résistantes face aux antibiotiques et aux agents antimicrobiens. Il est alors plus difficile de les traiter principalement lorsque les symptômes tardent à apparaître et donc que le traitement n’a pas été administré à temps. Le meilleur remède pour les maladies sexuellement transmissibles reste alors de loin la prévention.

 

Qui sont les plus touchés ?

Tout le monde est concerné par le risque de contamination des IST d’autant plus que certaines ne provoquent aucun signe extérieur inquiétant pendant longtemps. Les infections comme les chlamydioses sont particulièrement contagieuses et peuvent se transmettre dès le premier rapport sexuel, même sans pénétration. La syphilis, la gonococcie ou encore la lymphogranulomatose vénérienne touchent majoritairement les homosexuels masculins.

 

Conseils et approches comportementales:

L’information et l’éducation auprès des jeunes assurent une prévention primaire des IST / MST. Comme ces infections peuvent se propager très vite et entrainer beaucoup de dégâts, il est important d’introduire l’éducation sexuelle et de fournir des conseils sur les rapports protégés et la réduction des risques avant et après le dépistage des IST.

Afin d’assurer une prévention réussie, l’adaptation des actions éducatives et conseils aux besoins des adolescents est nécessaire. Les interventions comportementales peuvent être également menées auprès des populations vulnérables et celles qui sont concernées directement par une activité sexuelle à risque, à savoir les adolescents, les homosexuels, les travailleurs du sexe et les consommateurs de drogues injectables.

Les sites Internet, les centres et les associations sont actuellement les canaux d’information les plus privilégiés. Les centres de dépistage et d’information des IST constituent des lieux d’aide et d’accompagnement pour les personnes concernées.