Coronavirus : la psychose du confinement, comment s’en sortir ?

Par le 22/03/2020 0 55 Views

Depuis le début de la pandémie coronavirus (COVID-19) en décembre, au moins 300 097 cas d’infection, parmi lesquels 12 895 décès, ont été détectés dans 169 pays et territoires, notamment en Chine (81 054 cas, dont 3 261 morts), berceau de la pandémie, et en Italie (53 578 cas), pays le plus durement touché avec 4 825 morts. Face aux dégâts, plusieurs pays de l’Europe ont décidé le confinement et la fermeture des frontières terrestres et aériennes. En Afrique où jusqu’à présent le nombre de cas et de décès ne sont pas encore très élevés, les mesures ne sont pas si radicales. Plusieurs pays ont fermé toutes leurs frontières et d’autres ont décidé de couvre-feu. Autant de mesures qui créent la peur, le stress, la psychose au sein des populations.

« La France a enregistré 112 décès supplémentaires en l’espace de 24 heures provoqués par l’épidémie de coronavirus, portant le total à 562 ce samedi, selon le ministère de la Santé. Le nombre de cas confirmés atteint désormais 14 459, contre 12 612 la veille » informe ce dimanche 22 mars le journal Ouest France. Ceci en dépit des mesures drastiques prises par le pays depuis quelques jours. En effet, le 16 mars 2020, le Président de la République français, Emmanuel Macron, a décidé de prendre des mesures pour réduire à leur plus strict minimum les contacts et les déplacements. Un dispositif de confinement a été de ce fait, mis en place sur l’ensemble du territoire depuis le mardi 17 mars à 12h00, pour quinze jours minimums. Les déplacements sont interdits sauf dans certains cas et uniquement à condition d’être munis d’une attestation. Avant elle, plusieurs pays (l’Italie, de la Chine, la Belgique, etc.) avaient déjà adopté ces mesures. Toutes ces mesures ainsi que les informations diffusées sur les différents canaux de communication inquiètent les populations surtout en cas de confinement.

Je suis épuisée…

Michelle est Toulousaine. Une ville du Sud-Ouest de la France encore appelée ‘’la ville rose’’. La jeune française est téléconseillère et vit avec sa petite famille. Au début de l’apparition de la pandémie en France, elle a pris les précautions qu’il fallait. Mais les cas augmentaient et le gouvernement a décidé du confinement. « Au début, je pensais que 15 jours allaient vite passer. Mais nous ne sommes qu’au 4ème jour et j’ai l’impression que ma liberté est prise. On se croirait en prison, on ne peut même pas sortir pour autre chose que ce qui est sur l’attestation et moi, j’ai aucune raison valable donc je ne sors pas » nous raconte t’elle dans un soupir dépité. Inquiète, elle évoque aussi une probable prolongation des jours de confinement. Ce qui l’épuise parce que « les journées sont longues. On a l’impression d’avoir fait 3 semaines alors qu’on est au 4ème ». Michelle espère vivement que tout ceci passera et « on oubliera vite ».

Comme elle, vivre en confinement est une épreuve très difficile pour les habitants des pays où cette mesure a été adoptée. Il ne passe un jour sans qu’on ne voie sur les réseaux des personnes s’en plaindre. D’autres essaient tant bien que mal de s’y conformer, d’autres d’organiser quelques balades dans le périmètre de leurs maisons, d’autres s’occupent comme ils peuvent surtout quand ils font du télé travail. Mais très vite, l’angoisse et la peur s’installent prêtes à briser des colocations, des foyers.

Eviter la psychose

Au-delà du stress causé par les mesures prises par les différents gouvernants des pays touchés par le virus, il y a les informations qui sont véhiculées sur les réseaux sociaux. Le début de la pandémie a vu naitre sur les réseaux sociaux, tous les experts possibles. Chacun donne son avis. Pour le citoyen lambda, il est difficile de faire la part des choses, de différencier la bonne information du fake news. A cela, s’ajoute la stigmatisation dont fait l’objet de ceux qui contractent le virus puisqu’ils sont aussitôt mis en quarantaine pour suivre les soins adéquats.

Le confinement, la quarantaine, le trop plein d’informations,etc. créent l’angoisse, et d’autres maux chez les populations

Abordant le sujet, France info fait référence à des chercheurs qui, ont effectué, un corpus de 24 études scientifiques portant sur des confinements lors de précédentes épidémies : le Sras en 2003, la grippe H1N1 en 2009 et 2010 ou encore Ebola depuis 2014 durant lesquelles, des petits groupes ou des villes entières avaient alors été mis sous cloche par les autorités, aussi bien en Chine, au Canada qu’en Afrique. « La plupart des études font état de conséquences psychologiques négatives. La liste des symptômes relevés est longue : stress, fatigue émotionnelle, insomnie, colère, dépression… Les troubles de l’humeur et l’irritabilité sont les difficultés les plus fréquemment observées, souvent du fait de l’ennui, de la frustration et de l’isolement social ressenti par les personnes. Le confinement en France va forcément être une situation désagréable et stressant » explique le professeur Neil Greenberg, contacté par le site. De ce fait, il est clair, qu’on observera certainement une hausse des violences conjugales, un regain d’anxiété chez certaines personnes, etc. continue le site.

Face à ces risques, les experts recommandent de ne pas rester scotché sur les réseaux sociaux mais de suivre au plus 1h d’informations sur un seul canal de communication. « Pour les personnes anxieuses comme pour les autres, on gère l’afflux d’l’informations. On ne tape pas ses symptômes sur internet, on s’informe une heure pas plus et on choisit un seul média pour le faire. Le croisement et la multiplication des infos contradictoires et des fake news ajoute à l’angoisse » dit le site de santé Doctissimo qui conseille de se concentrer plutôt sur des informations positives comme les témoignages de personnes qui ont guéri. Quant au Journal des femmes, il préconise une prise en charge psychologique qui serait indispensable pour aider à surmonter ces répercussions sur le mental. « Que l’on soit directement concerné par l’épidémie ou non, il ne faut pas hésiter à en parler à un professionnel de santé, même si la démarche semble difficile, qu’on souhaite éviter le sujet ou qu’on ressent de la honte à aller mal. En fonction des symptômes et du niveau de traumatisme, l’adulte ou l’enfant peut recourir à « une cellule de crise » dit le site.

Perpétue Houéfa AHOMAGNON

Diplômée en journalisme audiovisuel, j'ai découvert après mon cursus universitaire, l'univers des blogs, de la rédaction web. Depuis, je me suis presque auto-formée dans le domaine. Des formations par ci par là, des cours en ligne, tout ce qu'il faut pour me perfectionner et utiliser ces nouveaux médias pour atteindre mes objectifs. Je suis en fait une passionnée des nouveaux médias, des femmes, des jeunes, de la vie au niveau local. Je suis intéressée par les sujets sur l'Afrique, sur la situation des femmes et des enfants sur le continent mais aussi par le développement local. Et c'est ce que je traite à travers mes articles sur ce blog. " La confiance en soi est le premier secret du succès" Ralph Waldo