Tarana Burke: l’avocate à l’origine du mouvement #MeToo

Par le 05/11/2018 0 173 Views

Née à Harlem le 12 Septembre 1973, Tarana Burke est une militante et enseignante américaine qui lutte chaque jour pour dénoncer les violences sexuelles que subissent les minorités dont elle est issue. C’est une féministe très engagée qui a appartenu à plusieurs mouvements de soutien aux femmes victimes de harcèlement sexuel dans plusieurs domaines (scolaire, professionnel, social).

Ayant été elle-même victime d’agression sexuelle, elle lance en 2007 la campagne « Me Too Movement » qui est un mouvement qui vise à rassembler les victimes d’abus sexuel autour d’une chaîne de solidarité. Selon le journal Libération (www.libération.fr), c’est « un mouvement qui prône la sororité entre survivantes d’agression sexuelle, fondée sur l’écoute bienveillante permettant aux femmes de transcender le statut de victime, de résister aux oppressions, de reprendre le pouvoir, de s’accepter et d’agir« . Les femmes noires sont très souvent victimes de harcèlement sexuel ou d’agression de tout ordre aux États-Unis. Pour avoir pris ce combat sur ses épaules, Burke se définissait comme une survivante d’une agression sexuelle. Ne pas s’être  renfermée sur elle même est ce qui lui a permis d’y arriver. Pour elle, la couleur de peau, le sexe ou la race (qui sont les principales sources de discrimination) ne doivent pas être des excuses pour ne pas dénoncer et lutter contre ces actes.

Le 15 Octobre 2017, l’actrice Alyssa Milano lançait le hashtag #MeToo pour dénoncer les nombreux abus sexuels dont sont victimes les femmes, ceci suite à l’affaire Harvey Weinstein. Pour rappel, en Octobre 2017, le New York Times et le New Yorkais rapportent qu’une douzaine de femmes ainsi que de nombreuses personnalités féminines de l’industrie du cinéma accusent Harvey Weinstein, un producteur de cinéma américain renommé, de harcèlement sexuel, agression sexuelle ou viol. En 24h, les partages provenant de ce hashtag ont suscité plus de 12 millions de messages et de réactions, notamment sur Facebook. Ceci donnait de la force au mouvement et les politiques et plusieurs organes de presse l’ont même accompagné.

Vu sur le Net, enquête affaire Harvey Weinstein

Au lendemain du choc de l’affaire Harvey Weinstein, plusieurs hommes se sont prononcés et ont apporté leur soutien à la gente féminine car les droits des femmes sont également une affaire d’hommes. Mais malheureusement, la majorité ne mène pas d’actions concrètes dans ce sens. Ils se contentent d’exprimer un soutien verbal sans participer (ni activement, ni passivement) à la lutte. On peut compter le nombre de chefs d’Etat qui ont reçu des associations de lutte contre les agressions faites aux femmes en France par exemple pour leur apporter un soutien personnel.

Mais il faut reconnaître que cela a conduit plusieurs pays à adopter des plans de lutte contre les agressions faites aux femmes. C’est le cas par exemple de la France qui a présenté il y a un an, plus précisément le 25 Novembre 2017 lors de la Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, des mesures pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles dans le cadre du quinquennat pour l’égalité entre femme et homme. Plusieurs autres structures ont fait des propositions de mesures à adopter comme c’est le cas de la plateforme Make.org qui a organisé une contribution nationale et a récolté 400 000 contributions pour 17 propositions.

Grâce à la lutte qu’elle a menée contre les agressions faites aux femmes à travers ses nombreux mouvements, Tarana Burke fait partie aujourd’hui du Top100 des personnes les plus influentes du Times. Aujourd’hui plus que jamais, elle résolument engagé dans cette lutte et donne plusieurs conférences à ce sujet à travers le monde.

UAF news and information – University of Alaska Fairbanks
image of Tarana Burke

Sam Fort

Passionné de médias sociaux, de foot, de voyage et de tout ce qui a trait aux générations X, Y et Z, j'aime écrire, partager mes connaissances et surtout apprendre. "Il faut réfléchir à comment être social, plutôt qu'à comment faire du social" (Jay Baer).